Musée Bargoin et place de la Poterne: j’ai encore fait des affiches!

Où j’en suis niveau Hello Clermont

Tenir Hello Clermont, développer le site, tout en gardant une activité freelance à côté, c’est assez folklo à vrai dire – surtout en étant à reprendre une clientèle plus ou moins de zéro et en me formant comme je peux en motion design (et en gérant une dépression saisonnière plutôt carabinée).

Malgré tout, depuis que j’ai mon nouveau traceur (un Epson SureColor P6000), arrivé début janvier, c’est une bouffée d’air frais. Mine de rien, ronger mon frein pendant un an m’a pas mal impactée, et ça m’enlève un sacré poids de la poitrine.

Là j’essaye de tenir deux activités pros, tout en ayant un revenu pas très folichon. Donc du coup certains petits investissements, certains achats de stock, sont sans cesse repoussés, ce qui ralentit d’autant le développement de mon activité. Mais je tiens bon, j’essaye.

Je vais profiter de cet article de blog, le premier depuis presqu’un an, pour faire le tour des projets qui ont été avancé niveau affiches depuis.

Une deuxième affiche pour le Jardin Lecoq

Après une première affiche sur le Jardin Lecoq (où je me suis clairement amusée et où j’ai changé énormément de style), j’ai voulu revenir à un autre angle de ce lieu. Une vue directe sur le bassin avec ses pelouses qui descendent. Cela va faire bientôt un an que je l’ai commencée – puis finie plutôt en fin d’année 2022. J’aime énormément cette compo mais avec le recul je pense qu’il manque quelque chose.

Il faudra que je voie si l’illustration mérite un petit « up » avec un peu plus de détails, un peu plus de fleurs ou de végétation, ou si je reprends cet angle avec une nouvelle illustration plus tard.

Architecture clermontoise et Valentin Vigneron

J’avoue que l’année dernière je suis pas mal sortie de ma zone de confort niveau illustration, avec cette fois une affiche sur un immeuble emblématique de Clermont, créé par Valentin Vigneron. Cet architecte clermontois a signé plusieurs bâtiments de la ville, et j’ai pensé que ce serait amusant de rendre hommage cette fois à l’architecture clermontoise – non sans un certain sens de l’ironie puisque « architecture clermontoise » ne rime pas toujours avec de franches réussites.

Mais à trop vouloir râler sur quelques ratés, je trouve qu’on oublie justement quelques uns de ses bijoux. L’ancien Prisunic (et actuel Monoprix) en fait partie.

Alors comme pour les autres affiches, on fait coloré, on fait pop. J’en ai chié, mais j’avoue, j’en suis clairement fière.

(n’ayez pas trop peur pour le visuel du dessous, ce n’est qu’une simulation de papier peint)

Musée Bargoin

Ce n’était pas forcément ma première idée, mais il a suffi que quelqu’un sur Twitter me souffle qu’une affiche sur le MARQ, ce serait bien, pour que je fasse une affiche sur le musée Bargoin. On n’est pas à une contradiction près.

J’aime beaucoup la façade néo-classique du début du 19e siècle, cette période où il y avait des fioritures, des colonnes grecques et des grilles forgées, mais aussi un côté un peu austère et cubique. On retrouve un peu ça dans le musée Bargoin, et l’affiche fut assez simple at marrante à réaliser.

Je suis partie directement sur des tons bleu, parce que je ne comprends jamais vraiment les illustrateurs qui réalisent des scènes de rue avec strictement les mêmes tons que celui d’une photo. Un peu de réinvention, un peu de fantaisie que diable!

Et oui oui, un poster sur le MARQ ou sur Montferrand, ça viendra.

Place de la Poterne

La fontaine d’Amboise, que j’ai résumée au titre imprécis de « fontaine de la Poterne » mais vous me comprendrez, a fait partie pendant un paquet d’années de mon quotidien clermontois.

Là aussi, c’est la fascination pour les détails assez alambiqués de cette fontaine plutôt Renaissance qui m’a poussée à faire une nouvelle affiche. Allez zou, on s’y reprend à trois fois parce qu’on foire les proportions – pas si évidentes que ça – de la fontaine. Et on met du violet cette fois, parce que pourquoi pas.

L’affiche est dispo en ligne sur le site.

Place Delille

On part sur les verts cette fois pour un poster sur la place Delille. Alors ça me paraît évident: il y a ces superbes platanes et leur couvert que l’on remarque surtout en plein été. Il y a aussi la fraicheur et l’eau apportées par la fontaine (j’adore le style de cette fontaine, je ne m’en lasse pas).

Evidemment c’est une affiche, elle est là pour faire joli. Donc exit les étudiants d’école de commerce, les collégiens boutonneux qui zonent sur leur portable et les punks à chien postés près du Carrefour Market, indubitablement le poumon économique du quartier. On ne mentionnera pas les voitures qui foncent depuis le cours Sablon ou les bus qui ratent leur virage.

Bref, j’ai dessiné la place Delille. Et parfois, l’été, elle me manque.

De nouvelles affiches cocktail: vous êtes plutôt Tequila Sunrise ou Moscow Mule?

J’ai continué également une autre série, celle sur les affiches cocktail. Après les très classiques Mojito ou Irish Coffee (dont je suis très contente, même quelques années après leur réalisation), je me suis collée à de nouveaux cocktails à la mode comme le Moscow Mule.

C’est toujours assez satisfaisant de revenir à l’aquarelle pour ce genre de projet. Je bascule un peu trop sur l’illustration numérique en ce moment. Evidemment, ces aquarelles ne sont pas parfaites et sont copieusement retouchées pour garder le grain du papier et 2-3 accidents, mais pas trop.

J’ai encore une affiche sur le gin tonic en préparation. Un peu mise de côté ces derniers temps, mais j’y reviendrai.

Quelques expérimentations: les cartes « 3D »

Je suis une très grande fan des affiches cartographiques, et depuis quelque temps une nouvelle tendance pope: mélanger effet 3D et cartes anciennes. Quelques cartographes avaient partagé leur travail en mélangeant les logiciels QGis (logiciel open-source pour la carto) et Blender (le soft 3D qui monte, qui monte, on m’aurait dit ça il y a 15 ans j’y aurais pas cru). Résultat? C’est rafraîchissant, c’est assez épatant.

J’ai découvert entre autres le travail fait sur le site Muir Ways aux Etats-Unis, mais il en existe bien d’autres. Evidemment la France est déjà représentée avec ce procédé, mais pas encore les départements français par exemple.

Il m’a fallu un temps infini pour débusquer les tutoriaux existants, très prolixes sur la partie 3D, moins sur la partie cartographie. Après plusieurs mois d’essais, d’abandons et de retours triomphaux, j’ai enfin réalisé quelques essais un peu concluants.

La première affiche sur le Puy-de-Dôme what else – est déjà dispo sur Hello Clermont. On va faire ça sur du beau papier, un peu grainé, façon papier Beaux-Arts, du 310 grammes, madame. Histoire de mettre un peu de beau matos pour une affiche qui peut faire un joli cadeau. Ce sera un peu plus cher que les affiches classiques, mais vu le visuel, je pense que ça le vaut.

Et après ?

Et après? Hébien… plein de choses.

L’idée me trotte dans la tête de continuer des illustrations sur les parcs naturels, et de continuer la 3D pour proposer d’autres cartes avec effet 3D. Les envies ne manquent pas, le temps un peu plus hélas. Mais je réalise que je prends de plus en plus confiance dans mon envie de créer, sacrément émoussée ces dernières années.

Avec Hello Clermont je m’engage dans un chemin difficile, surtout si je veux en vivre a minima.

Je suis malgré tout contente de m’engager dans cette voie, et de reprendre ce blog un peu plus régulièrement.

Quelques nouveautés vont venir dans les semaines qui viennent, sur ce blog et ailleurs. Encore merci à ceux qui me liront, pour leur soutien bienveillant et invisible.

Local 19, la fin d’une belle aventure

landscape photograph of body of water

Le Local 19, un des premiers espaces de coworking de Clermont-Ferrand a fermé en 2021. J’en fus la cofondatrice, dix ans plus tôt, en 2011. Malgré une tentative de reprise de ma part en août 2021, vouée à l’échec, le Local 19 a fermé définitivement en novembre 2021. Ce texte fut publié il y a quelques semaines à l’été 2022 sur mon profil personnel Facebook. Il est le fruit d’un coup de gueule, mais aussi le résumé de ce que fut pour moi le Local 19 ces dernières années: loin d’un havre de paix, il fut un lieu de travail contraint et à l’ambiance néfaste pour moi.
J’ai eu envie de publier ce coup de gueule sur ce blog, à froid, bien des mois après le choc initial des événements qui m’ont menée à la fermeture du Local 19. Bien que de toute évidence un tel lieu n’était pas amené à être perpétuellement pérenne, autant je reste intimement choquée de la suite d’événements qui ont mené à sa fermeture.

Le Local 19 ne me manque pas vraiment. Il a eu son quota de dramas, de bruits, d’ambiance nocive, de personnalité pesante à gérer. C’était devenu depuis quelques années un endroit où j’étais de moins en moins bien pour travailler.

Cela a joué sur mon moral, mon travail, ma productivité, ma vie en général.

C’était une pente glissante dans laquelle je m’engageais, mais sans trop savoir comment et quand cette sensation pesante d’usure s’était installée. Mais quand elle était là, c’était déjà trop tard. Je n’avais plus le goût, je n’avais plus l’énergie de me débattre.

J’étais devenue celle qui faisait l’intermédiaire pour tout, celle qui écoutait les griefs patiemment. Qui voulait lisser les relations entre les localiens, juste pour avoir la paix, dans mon espace de travail. Même quand il y avait de plus en plus de mensonges, de manipulations. Ho tout cela était léger, tout cela est arrivé doucement, extrêmement doucement.

J’ai cru qu’il me suffisait de prendre de la distance, mais on ne prend pas de la distance avec ses soucis au bureau quand on est au bureau. J’avais voulu partir, mais je n’avais pas assez d’argent (ne pas assez travailler sur mon indépendance financière fut mon erreur). J’avais voulu partir mais on me tenait avec cette remarque insidieuse, que c’était mon local, que j’en étais la « maman », qu’ici tu as tous tes amis. Ce chantage affectif, insidieux, toujours, et dans lequel j’ai été prise comme dans une nasse. On en sort facilement quand on se sent fort, on y reste coincée quand on est fragilisé depuis des années et qu’on doute de tout; c’est en partie mon erreur, je le reconnais.

Je fus celle qui constatait avec effarement que, même si j’étais épargnée, d’autres ont subi mensonges, emprise, gaslighting, dissimulation, injonctions contradictoires, dénigrement. Et j’y ai finalement eu droit, à la toute fin.

J’ai voulu un changement de direction d’association, qui ne demande qu’un papier et une signature: j’ai eu une résiliation de bail en plein mois d’août. J’ai vu le local vidé du jour au lendemain sous mes yeux, quand deux jours auparavant j’avais l’assurance ferme de garder l’usage d’une imprimante et de quelques objets, le temps d’en acheter de nouveau, après les vacances – méfions-nous toujours des gens généreux dans le prêt ou dans le don, le temps voulu ils vous rappelleront très bien quel nom est sur la facture.

J’ai été accusée de mettre à la porte, mais j’ai vécu trois ans avec les remarques insidieuses puis, de plus en plus appuyées, que le local devait fermer (vivre 3 ans avec la menace diffuse que ton lieu de travail va fermer, oui ça bouffe, doucement, mais ça bouffe, et je me demande comment et pourquoi j’ai accepté de subir ça). Il y a même eu un jour où on me l’a redit, encore, avant même de dire bonjour, avant même un café. Moi comme à mon habitude, j’ai accepté, j’ai souri, j’ai écouté, j’ai subi.

Cela m’a bouffé une énergie folle. Fin 2019 j’étais à genoux, pour d’autres raisons, 2020 m’a achevée. J’ai commencé l’année dernière sans beaucoup d’énergie, plus d’envie sur les choses qui me faisaient plaisir. Je l’ai finie en état de suffocation, littéralement, je ne respirais plus. J’ai pris 14 kgs, j’ai arrêté de cuisiner. Par personne interposée j’ai appris que je suis présentée comme alcoolique, et à la fois peu fiable et extrêmement manipulable. La responsable de la fin du Local.

J’ai refusé à ce moment deux choses: que le nombre d’occupants du Local double et passe de 8 à plus de 15. J’ai refusé fermement que celle qui était devenue une amie soit virée du Local. J’aurais du m’opposer à bien des choses avant, mais je l’ai fait à la fin, et je ne le regrette pas.

J’ai tenu le coup en 2021 grâce à mon conjoint, mais aussi grâce au souvenir de quelques instants de grâce: partager un bureau avec ces deux copines, soudées par le hasard des choses, quelques jours de répit comme l’œil de la tempête. J’ai tenu le coup grâce à cette chouette amitié, celle qui réconforte et qui tire vers le haut; pas de celle où on finit épuisée à la fin d’une discussion, celle grâce à laquelle j’ai cru qu’on pouvait faire de ce lieu quelque chose de beau, de créatif, de calme et de lumineux.

J’ai aussi eu la surprise d’avoir eu un soutien inconditionnel de la part des dernières coworkeuses présentes à plusieurs reprises alors que nos relations étaient distantes, tellement je m’étais effacée de l’organisation du bureau. Je garde ce souvenir un peu fou, de ces réunions où on posait les bases d’une nouvelle association. Une soirée avec de la légèreté, et beaucoup de belles idées, de ces soirées où on évoque toutes nos envies, toutes nos idées, en sachant qu’elles ne seront pas toutes réalisées, mais juste grisées par le fait de recommencer à zéro. A elles deux, un merci sans faille.

Il y a ce souvenir heureux des grandes discussions avec mes voisins de bureau, ces apéros, ces rigolades, de grandes discussions avant qu’elles ne deviennent toujours, tous les jours, de plus en plus pesantes et anxiogènes. J’ai pu discuter d’aménagements cyclables, de e-commerce, de développement informatique, des enjeux de l’utilisation de l’intelligence artificielle même. J’ai cru rêver, l’espace de quelques mois, que cela pouvait devenir ce qui est un peu mon rêve, un studio de réalisation graphique et vidéo, et tenir la dragée haute à d’autres professionnels installés du secteur.

La fin du Local c’est la fin d’une décennie où j’ai grandi bien plus que je n’aurai pensé. J’ai appris à être travailleuse indépendante, à lancer des projets, à créer ce lieu, à prendre des risques. J’ai eu mes peines de cœur et mes peines d’amitié – les secondes étant infiniment plus douloureuses que les premières. Je n’ai pas encore appris à avoir confiance en moi, il y a cette satanée inconfiance qui prend le dessus si régulièrement, à la moindre vague. Mais j’y travaille.

Et puis à la fin, il y a eu ce bureau aveugle dont on n’a su faire depuis 7 ans et qui a trouvé un usage parfait sur les derniers mois: le premier atelier Hello Clermont où je stockais mes affiches et préparais mes commandes. C’était devenu ma bulle, mon seul espace positif. C’est à cause de Hello Clermont que j’ai voulu tenir au local jusqu’à la fin de l’année, à tout prix ou presque (tout ça pour finalement préparer la période de Noël, la plus intense, dans mon salon).

Mais c’est grâce à Hello Clermont que j’ai tenu le coup jusqu’au bout. Et cela a payé: j’ai triplé mes ventes depuis 2020. Je ne vis pas de Hello Clermont, pas encore, mais cela me donne une sensation que j’avais perdu depuis un moment: être fière de mon travail, être heureuse d’aller au bureau. Avoir un objectif. Ce fut ma 2e étincelle.

Avant de partir de Clermont j’avais pu revenir à l’ex-Local 19. Il a été repris très rapidement, par une jeune femme qui lance son activité de brocanteuse. Elle est contente, il y a de la place, et beaucoup de lumière dans la pièce du haut. Elle va en faire un espace beau, créatif, calme et lumineux.

Je n’en demande pas plus.

landscape photograph of body of water

Mes nouvelles affiches Helloclermont: place du Terrail et le Jardin Lecoq

une grande affiche posée sur un meuble bas dans un salon avec décoration beige type scandinave années 50

Je continue sur une de mes bonnes résolutions pour cette année: faire encore plus d’affiches sur Clermont-Ferrand! 😋 Car les thèmes ne manquent pas: et des coins comme le Jardin Lecoq par exemple, ne sont pas vraiment représentés. Je trouvais vraiment cela dommage.

Mais c’est une bonne nouvelle: les idées pour Hello Clermont ne manquent pas! Petit tour des deux petites dernières: les affiches Jardin Lecoq et Place du Terrail.

Un nouveau style pour l’affiche Jardin Lecoq

Je trouvais cela dommage, qu’il y ait autant d’illustrations sur la cathédrale de Clermont (je plaide coupable 😚) mais aucune concernant le poumon vert de la ville. J’ai habité pendant dix ans à quelques minutes à pied de ce petit parc urbain, et j’ai toujours adoré me reposer à l’ombre de ses tilleuls et épicéas. Il n’est pas très grand, mais il est aménagé avec plusieurs recoins à explorer. Et il y a plusieurs petits monuments à mettre en valeur. Bref, avec ses perspectives changeantes et ses différents points de vue, le Jardin Lecoq est le mal-aimé des affiches sur Clermont-Ferrand 🌳🌲

Ni une ni deux, j’ai crobardé quelques idées sur le papier. Et des idées, j’en ai plein! Il faut dire que j’ai régulièrement dessiné dans ce parc avec les Urban Sketchers.

Etapes de la réalisation de l’affiche Jardin Lecoq

Très rapidement j’ai posé des roughs d’affiches en couleurs, avec quelques blocs et peu de détails sur Affinity Designer (que j’utilise à la place d’Illustrator car beaucoup moins lourd et bien plus pratique que le soft d’Adobe). Et voilà quatre idées d’illustration: la Roseraie, la vue sur le lac avec la Brasserie Lecoq, le lac avec la passerelle métallique et la fontaine, et pour finir la porte du château de Bien-Assis. Je dessinerai plus tard le portail à l’angle de la rue Balainvilliers et le Pavillon du gardien.

A ce jour, j’ai avancé deux illustrations, mais très vite, je me suis focalisée sur une vue que j’aimais bien: le pont métallique au-dessus du petit lac. C’est un angle peu exploité en photo: la fontaine n’est pas vraiment dans le bon angle, et, l’été, certains arbres peuvent gêner la prise de vue.

Mais en illustration c’est génial, on peut s’en foutre un peu. J’ai donc décalé la fontaine pour qu’elle reste dans l’angle que je voulais, et j’ai diminué, sans les faire disparaître, les toits des maisons qui entourent le parc. On retrouve ainsi la composition que je voulais: le Jardin se dévoile comme une bulle de verdure au milieu de la ville. 🌲

Comment j’ai utilisé le logiciel Affinity Designer

Cette illustration m’a pris plusieurs jours de réalisation. Je suis allée plus loin que prévu dans l’ambiance, les détails, et surtout la gamme de couleurs. J’ai aussi voulu utiliser davantage les textures, ce que permet le logiciel Affinity Designer. Je pouvais ainsi ajouter des masques ou des textures avec des brushs, là où, avec la suite Adobe, il aurait fallu que je jongle avec Illustrator et Photoshop.

Le temps de réalisation prend aussi en compte le fait que je suis encore débutante sur Affinity Designer. Je n’ai pas encore pris mes marques, et j’ai sans doute perdu du temps sur des détails lors de la prise en main. Mais c’est le jeu, et tout apprentissage passe par là.

Un style plus « classique » pour le poster Place du Terrail

J’ai longtemps tourné autour de cette affiche. Pour moi, la place du Terrail est une des vues les plus connues du centre historique de Clermont. Il n’y a qu’à lancer une rechercher Google Image pour s’en rendre compte 😮 Le festival du court-métrage de Clermont-Ferrand l’a d’ailleurs mise à l’honneur sur l’affiche de sa dernière édition de 2022.

Au niveau personnel, elle compte aussi beaucoup pour moi. Mon ancien coworking était situé à quelques mètres jusqu’en 2016, et il n’était pas rare que j’y passe plusieurs fois par jour. Quelques années plus tard, une amie, Sandrine, a entièrement rénové une ancienne librairie et en a fait la galerie Volcanic’arts. Galerie qui est devenue, un ou deux ans plus tard, mon premier point de vente pour les affiches Hello Clermont. La boucle est bouclée ☺

Et bien que je n’aie pas mis d’enseigne reconnaissable sur cette illustration, c’est sa galerie qui est visible sur l’affiche Place du Terrail!

Une illustration à la réalisation chaotique

Quand j’ai commencé cette affiche, je me suis faite leurrer. L’angle de vue était facile à choisir, la composition était évidente. J’ai juste un peu grossi et décalé la position de la fontaine pour renforcer la composition globale et lui donner davantage d’importance. Mais – il y a un mais – je l’avais commencée peu de temps après mon affiche sur le marché Saint-Joseph avec un style que je trouvais un peu lourd: gros traits épais, une stylisation qui rappelle les illustrations à la mode dans le web il y a déjà dix ans, uniquement des aplats et pas de dégradé ou d’ajout de textures. J’avais l’impression que ce style illustratif ne marcherait pas bien sur cette architecture ancienne. J’ai tourné autour et j’ai mis ça de côté, quelques mois, puis quelques années. 😴

Mais j’avais toujours en tête l’envie d’en faire quelque chose. Je voulais garder l’idée de casser les codes des affiches faites sur Clermont, et dézinguer cette idée de la représenter comme une ville « noire et sombre » (ce que j’avais fait au début avec mon affiche Cathédrale sur fond jaune et qui, ma foi, n’a pas trop mal marché). Je voulais partir sur quelque chose de complètement différent. Maaaiiiis… hé bien j’aimais bien ce que j’avais commencé: le traité graphique de la fontaine, par exemple. Et je trouvais ça bête de gâcher ça!

Donc on rétropédale, et on reprend tout depuis le début 😂 Après quelques essais graphiques sans les gros traits, je suis revenue encore une fois sur mes pas. Et puis après tout, j’avais déjà quatre posters dans ce style, je pouvais bien continuer cette série, non? 😉 ça ne m’empêchera pas de faire d’autres illustrations sur la place du Terrail avec d’autres expérimentations graphiques!

Quelles affiches à venir?

En tout cas je suis fière de ce que j’ai créé cette fois. Non seulement je sens que je peux aller un peu plus loin au niveau des ambiances de couleurs, mais je crée à chaque fois avec un peu plus de facilité. Le but en illustration n’est pas forcément de toujours dépasser ses limites, ou de sortir de sa zone de confort, (berk) mais également de se sentir à l’aise dans un style et de pouvoir l’explorer tranquillement.

Je suis contente d’être restée sur le style « gros trait » pour l’affiche Place du Terrail. Je pense que je continuerai à décliner d’autres lieux clermontois avec ce style. Pourquoi pas par exemple la Place de la Poterne, ou la Place de la Victoire? Plusieurs posters sont en brouillon, mais je pioche dans cette liste au fur et à mesure de ma motivation.

Il y a encore tellement à faire et à dessiner sur Clermont! 😉

nouvelles affiches clermont-ferrand avec visuel du jardin lecoq épingle pinterest
mes nouvelles affiches clermont-ferrand épingle pinterest

Affiches Cocktail sur Helloclermont

un cadre avec une affiche pina colada posée contre un mur avec divers objets autour et une plante verte derrière

Comment allez-vous? Ici ça va! Nouvelle ville, nouvelle vie, mais nous reparlerons de tout cela plus tard dans un futur billet de blog 😎 Et si on parlait un peu de cocktails et de belles affiches pour ce début d’été?

Je prends toujours un peu de temps pour développer Helloclermont sur mon temps libre, c’est-à-dire créer de nouvelles affiches, sans pression. Il y a également beaucoup à faire en tâches de fond, comme créer du nouveau contenu, entretenir le blog, programmer des publications régulières sur Insta: bref, je ne chôme pas 😭

Je sais que j’ai laissé ce blog en friche depuis plusieurs mois, mais j’ai le plaisir d’y revenir régulièrement. Histoire de publier des textes plus longs, prendre le temps de présenter ma démarche, mettre des images plus quali qu’en story instagram par exemple 😏 Donc je vais continuer ici à présenter ce que j’ai créé en dehors des carnets de voyage ou de l’urban sketching, c’est-à-dire quelques uns de mes travaux pros (en illustration ou les rares missions en graphisme) et évidemment ce que je crée pour Hello Clermont.

Mes affiches cocktails « revisitées »

Je vais être honnête: j’avais complètement oublié qu’il y a 4 ou 5 ans, j’avais dessiné et peint pour ma mère quelques recettes de cocktail. Elle avait accroché dans sa cuisine une petite affiche avec la recette de l’Irish Coffee, achetée à San Francisco. Le seul problème, c’est que la recette était en anglais! Bon ça n’empêchait pas qu’elle était très jolie. Mais je la trouvais un peu petite pour sa cuisine. Et aussi, c’est un peu bête de ne pas en trouver en version française!

C’est un peu comme cela que j’ai eu l’idée de dessiner tout d’abord la recette de l’irish coffee – qu’on avait dégusté ensemble avec ma mère et ma sœur dans un super bar à San Francisco justement – afin qu’elle puisse un jour l’accrocher dans sa maison.

Je n’y suis pas allée de main morte: j’ai dessiné directement le cocktail sur un format A3, au crayon puis au feutre et à l’aquarelle. Et puis, comme j’ai bien aimé le résultat, j’en ai dessiné d’autres! Au final j’avais ainsi dessiné à la main cinq cocktails célèbres différents: l’irish coffee, le mojito, la pina colada, le spritz et la sangria.

Les visites « surprise » de Pinterest

Il est ensuite arrivé ce qui arrive souvent quand on offre des affiches… les originaux sont restés dans un carton à dessin depuis 😅 (j’espère qu’elle ne les a pas perdus). A ce moment-là j’avais posté ici sur ce blog ce que j’avais dessiné… et puis j’en suis restée là 🤷‍♀️

Il y a deux ans j’avais voulu tester et revenir plus sérieusement sur Pinterest. Tout le monde met Pinterest dans la case « réseaux sociaux » mais ils se trompent: c’est un formidable moteur de recherche. J’avais envie alors de redonner vie à des anciens billets de blog, et d’un peu dépoussiérer des vieux contenus qui sont toujours pertinents aujourd’hui. Par hasard, je retombe sur mes affiches Recettes Cocktails. J’épingle tout ça sur Pinterest et puis… bah je laisse ça dans un coin et puis j’oublie 😃

Sauf que… Sauf que, magie de l’internet, il arrive parfois que, sur un moteur de recherche, le temps long fasse son œuvre. C’est-à-dire qu’un contenu peut avoir son petit succès. Et mes affiches cocktails ont été particulièrement mises à l’honneur: d’abord 3000 vues, puis 5000, puis 10000… Et un pic le mois dernier: j’ai atteint près de 130 000 vues 😭🤯

Alors là, autant dire que j’ai été trèèèès motivée pour les mettre enfin en valeur!

Le re-design des affiches

Après cette hausse surprise du nombre de vues sur Pinterest (qui a donc redirigé pas mal de monde sur ce blog puisque c’était le but), j’ai eu une idée dingue: et si je re-designais mon affiche Mojito et les autres?

J’ai donc repris les textes et les titres, qui avaient été dessinés à la main au départ – dans une tentative vaine de faire ma propre calligraphie (comme quoi, c’est un métier). J’ai acheté plusieurs polices de caractère qui reprennent cet aspect calligraphié et/ou vintage, c’était parfait! Pour information, la typographie utilisée était la Espiritu par le studio argentin Sudtipos. Et vu que mes illustrations originales étaient réalisées dans un grand format, j’ai pu également un peu les agrandir dans les affiches finales. Et voilà! 🎅

Les affiches cocktails sont maintenant disponibles sur la boutique Hello Clermont. Au moment de la rédaction de ce billet de blog, je n’ai pas encore réouvert les commandes sur le site. Mais on peut toujours s’inscrire en ligne (via la page d’accueil) pour recevoir directement les news en avant-première, pour savoir quand est-ce qu’il sera possible de se les procurer 😊 Ou sinon, laissez un commentaire après cet article 💁‍♀️

Les affiches cocktail seront disponibles dans divers formats, des très classiques 30x40cm et 50×70 cm, mais je les proposerai également en format XXL: 60x90cm.

Je pense à présent que je complèterai cette série avec d’autres cocktails célèbres… ou peut-être même des moins connus. Tout ne tourne pas autour du mojito! 😋

Clermont dessine, 4e édition!

photo d'un carnet avec un dessin à l'aquarelle représentant la place des carmes à clermont-ferrand
dessin à l'aquarelle de la nouvelle place des Carmes à Clermont-ferrand

Après une année blanche au niveau des meetings croquis, me revoilà avec mon tabouret Decathlon et ma boite d’aquarelles!

Clermont dessine, l’événement croquis de l’été organisé par l’association Il Faut Aller Voir en parallèle du Rendez-vous du carnet de voyage, est de retour pour 2021… Du 18 au 20 juin, plusieurs carnettistes ont donné des ateliers de plein air, que ce soit pour apprendre une nouvelle technique ou maitriser un nouveau sujet. Bien que les limitations au niveau des déplacements ont sans doute empêché plusieurs participants de venir d’autres pays ou d’autres régions, la base était là.

Un joli programme

Le groupe Urban Sketchers Clermont-Ferrand était encore présent, et Martine et Val nous avaient prévu deux sorties croquis, l’une le samedi (en plein cagnard) sur la nouvelle place des Cames fraichement rénovée, et l’autre le dimanche du côté de Chamalières. L’orage ayant éclaté entre le samedi soir et le dimanche m’a découragée de participer à la deuxième. Mais j’ai pu sortir de manière très malhabile mes crayons le samedi. Je réalise qu’en dehors de quelques croquis de boulot, je n’avais pas dessiné vraiment depuis plusieurs mois. C’est d’ailleurs un peu bizarre, on sent que les réflexes prennent vite le dessus, et j’ai pu me lancer dans une vue un peu complexe du nouveau hall d’entrée Michelin; mais par ailleurs mon trait manquait de précision par endroits.

De retour à la maison j’ai pu corriger quelques contrastes à l’aquarelle. Le croquis au crayon et la première couche de couleurs m’ayant pris au moins 3 bonnes heures.

De même, pour des raisons sanitaires, aucun apéro n’était sensé se dérouler… sauf que nous avons pu nous retrouver en petits groupes dans l’enceinte du Bon Pasteur et de sa cour à l’ombre. En petit comité, avec un verre de rosé, parler ou faire connaissance avec des USk que je n’avais pas croisé depuis un moment, forcément.

La prochaine sortie croquis sera cette fois à Châlon sur Saône!

Trucs créatifs de la saison: mars-avril-mai 2021

Je pique l’idée à Hellgy (et une partie du titre tant qu’à y faire), parce que je trouve ça sympa: regrouper dans un article les petits trucs, les sorties, les bricolages, ce qui est fini ou pas fini. Une sorte de petit bilan saisonnier, au lieu d’un gros annuel où, bif bof, on finit toujours par revenir éternellement à la conclusion que ma vie n’avance pas, mon boulot me gonfle et ma dépression se porte toujours aussi bien merci.

Bon il se trouve qu’après une année 2020 bien foireuse, mais finie presque honorablement, 2021 a commencé sur les chapeaux de roue. Mon moral ce n’était plus les montagnes russes, c’était carrément la Tour de l’Horreur à Disneyland.

Mais ouf, avril est arrivé, les oiseaux chantent et une personne merveilleuse est arrivée dans ma vie (il lit ce blog, je vais essayer de ne pas trop dire de conneries)

Je reprends la main verte

Je me suis longtemps limitée mais maintenant je n’hésite plus: cet appartement sera exploité jusqu’au moindre pot disponible. Alors du coup j’ai acheté jolis pots en terre cuite Made In France (à Botanic), citronnier nain, Calendula, rempoté du cactus. J’ai même acheté un peu au pif plusieurs plantes lors d’une commande groupée à la Coop des Dômes, pour mettre de la lavande, de la menthe-chocolat, du thym, mais aussi quelques fraisiers sur mes rebords de fenêtre (affaire à suivre, à ce jour mes derniers achats ne sont pas encore rempotés). Mon Monstera a même récupéré un glow-up inattendu (merci le tuteur) et qui, au lieu de ramper misérablement sur le sol et se faire copieusement grignoter par le Groroutoumou, me fait de nouvelles feuilles. Allélouiah.

On a bien baladé

Avril a bien commencé avec la première rencontre avec mon chéri lors du WE de Pâques pré-confinement près de Semur-en-Auxois; l’occasion de découvrir un peu la Bourgogne ensemble. Fin mai, une fois le confinement fini c’était les retrouvailles à domicile en Auvergne. Avec une balade facile qui marche toujours aussi bien (la Godivelle), avec toujours les magnifiques paysages du Cézallier.

Hello Clermont!

J’en avais un peu parlé ici, mais ça, c’était « avant »: avant les ventes de fin 2020, qui m’ont sacrément surprise. Imaginez un Woocommerce posé très très vite fait il y a 3 ans pour vendre quelques livres et quelques repros, 0 pub (ok, un peu de référencement et de contenu texte parce qu’on ne se refait pas), et hop, on se retrouve avec un CA de 3000€ pour une boutique en ligne d’affiches avec beaucoup d’idées, mais encore peu de références.

J’ai eu le nez creux en ajoutant le poto Mika (aka Mickaël Merley) dans l’affaire, parce qu’il fait de très jolis dessins mais n’arrive pas à s’occuper du reste: le SEO, le site, la pub, les réseaux sociaux, emballer les affiches, générer des bons de livraisons, répondre aux clients. Coup de bol: j’adore faire ça. Et début juin on a déjà dépassé les 1000€ de CA. Un chiffre symbolique certes (surtout après le décompte des frais et des charges), mais quand on pense que, l’année dernière, j’en étais là… au mois de novembre. J’en reviens toujours pas.

Alors j’imprime, je cours comme un poulet sans tête, je teste dans tous les sens des plateformes de publication pour RS (en vrac: Tailwind, Swello, Iconosquare, Facebook Business), je fais une refonte du site, je crée le compte Instagram. Beaucoup d’heures de boulot pour un revenu quasi nul, mais je m’amuse et je réalise qu’on peut bosser en étant fier de ce que je fais. Il faut dire qu’à force, j’avais un peu oublié.

Projet Lino

A voir si je m’y mets un peu sérieusement ou pas: après avoir re-vu le blog de Tanxx, et encore sous influence de plusieurs copains, je réfléchis à me mettre à la linogravure. Le matériel de base a été commandé sur le Géant des Beaux-Arts, pour le reste: affaire à suivre…

J’achète local

Même si je l’ai toujours plus ou moins fait, la réouverture des boutiques du centre-ville après plusieurs semaines de restriction m’ont poussée à chercher à acheter encore plus dans ma zone piétonne préférée. Donc j’ai commandé un cadre vintage à l’œil de Prunelle, je prends un caffe latte chaque WE au Clinton Hill place du Terrail, j’ai même commandé bêtement des nouvelles chaînettes or à Muse ou à Rose et Smée, sur le plateau central.

Consommons local!

Je fabrique du zéro déchet

J’ai pioché allègrement dans un sac de chutes de tissu, et j’ai du coup confectionné plusieurs disques démaquillants réutilisables (à partir de molleton). Quelques dizaines de centimètres carrés m’ont suffi à confectionner une quinzaine de nouveaux disques! J’ai également enfin coupé quelques vieux t-shirts pour en faire des chiffonnettes. Finalement ils m’auront fait des chamoisines bien pratiques pour nettoyer les vitres ou un écran d’ordinateur…

J’ai aussi fait quelques achats de tissus plus estivaux pour de futurs projets couture, mais avec toutes ces émotions pour le 2e trimestre 2021, je n’aurai finalement que peu cousu..